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 Une proie intelligente peut facilement vaincre les prédateurs aveugles. [end]
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Messages : 2
Date d'inscription : 05/01/2018


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Sujet: Une proie intelligente peut facilement vaincre les prédateurs aveugles. [end] | Ven 5 Jan - 1:00
KIYOMI
( Humain, toi qui détruis tout pour te construire, comment pourrais-tu sauver ? )



Informations

NOM : //

PRÉNOM : Kiyomi

AGE : Apparence ; 20 ans, réellement bien plus âgée, touche sur ses 254 ans.

SEXE :

GROUPE : Démone

CATÉGORIE(s) ARME : Démone lièvre, elle peut se transformer en un immense lièvre qui a une bonne paire de dents et de griffes. Son énorme pelage lui permet aussi d'amortir les coups.
Elle se bat au corps à corps bien qu'elle sache manier les katanas. D'ailleurs, elle possède une lame nommée le Yawarakai-Te créé par un certain Masamune. Ce katana ne coupe que ce qui doit être coupé. Les âmes bienveillantes ne peuvent être atteintes tout comme ce qui ne vaut la peine de mourir. Ce katana est attaché dans son dos car il est particulièrement long.
Sous sa forme « humaine », son ouïe est particulièrement développé comme son odorat. Elle peut faire d'incroyables bonds grâce à ses jambes particulièrement musclées.   


AVATAR : Bishamonten - Noragami

Derrière l'écran

PSEUDO : Ici.
AGE : Ici.
OU AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Ici.
EXPÉRIENCE RP : 10 ans rien que ça les gars
AVANCEMENT DANS INUYASHA : Fini revu plusieurs fois, 1er anime gros coup de coeur qu'est ce qu'il faut de plus ?
FRÉQUENCE DE PASSAGE : Toutes les semaines
AVIS SUR LE FORUM : Faudra alléger le codage, pour la présentation il y a sûrement plus simple -plein de color par tout- mais c'est super courageux de se lancer dans un forum toute seule fight Kagome ! Ah j'ai vu Inuyasha j'ai cherché un vava je me suis inscrite et il est juste un peu tard donc je vais dormir et j'essayerais d'être pas trop lente mais les cours arrivent donc ce sera dur !
Description psychologique

Du haut de son mètre soixante quinze, jeune silhouette svelte, élancée comblée d'une taille fine, désirable. Corps sculpté par les formes charmeuses, ses jambes sont interminables. Longue chevelure d'or, elle se prolonge jusque ses mollets, voguant au gré du vent. D'une lisseur sans pareil, ses cheveux indiquent farouchement son appartenance aux démons ; aucun humain n'en avait de pareil à moins d'être étranger. Elle est la beauté qui séduit au premier regard, celle qui d'un battement de cils pourrait attirer l'homme honnête.

Ses yeux améthystes brillent comme ce joyau et son iris allongé témoigne de nouveau son identité. Surtout lorsqu'elle change son apparence, reprenant sa véritable, ses pupilles deviennent or, brillant comme la lune et elle s'entoure d'une lumière éblouissante. Qu'elle est la surprise, de la voir devenir un lièvre au pelage crème. Ce n'est pas ce ridicule lapin des prés de quelques centimètres, c'est une montagne de plusieurs mètres, prête à dévorer ses ennemis à l'aide de ses dents ou encore de ses pattes pleines de vigueur. Elle est là, la démone cruelle et mangeuse, tantôt vêtue de son kimono violet, de son hakama blanc ou encore de son pelage hivernal.

Mais es-tu vraiment aussi cruelle, Kiyomi ? Une bête assoiffée de sang, incapable de réfléchir ? Cela te définit-il vraiment ? Oh non, loin de là. Il fut un temps, peu après ta naissance où tu as commis crime car tu suivais le troupeau, tu suivais tes parents et mangeais ce qu'ils te conseillaient sans te poser la question. Oui, tu étais une jeune, tu t'exécutais, tu pourchassais et dévorais moult hommes, femmes ou enfants. Tu étais naïve au départ, incapable de nourrir ta réflexion ni de prendre forme humaine. Parce que tu n'utilisais guère ta tête, simplement ton estomac te dictait ta conduite.

Cependant, vint l'éveil. Ce moment où tu te retournes sur tes actions, que tu commences à parler au lieu de braire, que tu préfères penser, réfléchir, agir tel les humains que tu as dévoré quelques cinquantaine d'années avant. Ce moment où tu objectas, où tu cessas de creuser ton terrier, où tu quittas ton pelage pour une peau nue. C'est le début de ta transformation, de ton caractère après cinquante années de silence. Tu marches de tes jambes fines, de ton corps nu, de tes yeux maintenant violets.

Réfléchie tu deviens, calme tu es. Tu n'agis pas sur un malheureux coup de tête. Tu penses, tu es plus intelligente que tes paires, que tes parents. Tu dialogues davantage, tu privilégies le savoir et la connaissance que tu as appris. Tu ne te contentes plus de manger dormir et recommencer, tu te laves ce corps d'humain, tu en prends soin, tu te plais à ajouter des décorations comme des fleurs ou des rubans. Tu vis ce que tu n'avais jamais fait.

Pacifiste, tu as décidé de ne plus combattre à moins que cela ne soit nécessaire. Ce n'est pas pour autant que tu as ramolli, tu conserves tes réflexes et ton agilité hors du commun. Tu conserves ta rapidité, ta souplesse et ta flexibilité de mouvements. Cependant, tu n'attaques pas de toi-même, tu ne fuis pas non plus. Tu déclines les combats, tu les évites autant que tu le peux pour te contenter du principal, ta paix. Parce que tu vis ainsi, dans une sérénité que tu as créé et que tu ne veux pas voir troublée.

Méfiante, tu ne t'approches pas de toi-même des autres, vivre est un danger permanent. Ainsi, tu es taciturne et n'engage pas de conversation inutile. Tu survis dans un environnement pas toujours favorable et tu ne crois que ce que tu juges bon de croire. Les belles paroles ne t'affectent pas et tu ne te laisses que rarement berner. Tu ne parles pas beaucoup, aux premiers abords tu es distante et peu encline à la discussion. Il y a tellement de personnes qui veulent tuer qu'il t'est impossible de ne pas être sur tes gardes.

A l'écoute, tu accordes du crédit à ceux qui veulent te parler néanmoins, tu ne crois pas souvent ce qu'on te dit. Tu préfères déceler leurs intentions et accepter ou non leurs demandes. Concernant la nourritures, tu ne donnes pas souvent de vivres car tes carottes sont ta nourriture préférée, le met de qualité que personne ne devrait vouloir te voler sauf s'il désire mourir. Oui, tu ne partages pas les carottes sauf avec les deux enfants que tu as recueilli.

Rancunière, te trahir n'est pas chose à faire. Ton excellente mémoire te rappellera ceux qui l'ont fait et tu les emmèneras dans leur tombe. Mieux vaut être préparée lorsqu'on tente de berner un démon surtout lorsqu'il s'agit de toi. Parce que ta loyauté envers les tiens est bien connue et que ceux qui ne le respectent pas n'ont qu'à périr. Tu peux être aussi douce que cruelle quand il s'agit de choses importantes.

Protectrice, tu ne supportes pas qu'on veuille attenter à la vie des deux enfants, tu t'es jurée de les protéger, de t'assurer qu'ils s'en sortent tous les deux et jamais tu ne briseras cette promesse. Ton être entier se bat maintenant pour eux. Tu es maternelle et tout le monde le remarquera, s'ils sont blessés, ta rage s'en fera ressentir et brisera les os des coupables.

Peu expressive, tu n'as jamais réussi à montrer tes sentiments. Ton visage est toujours las ou encore blasé de ce monde que tu ne connais que trop bien. Alors il ne s'étonne pas de ce que tu sais. Même heureuse, ton sourire sera très léger et tes pleurs ne sont plus. Il fut une époque où tu as trop sangloté, maintenant tu es un mur que rien ne peut percer. Ta joie et ta peine sont au fond de ton cœur mais pas sur ton visage et si tes lèvres murmurent un « Je t'aime » ton visage n'en rougira pas facilement.

Nudiste, tu n'aimes pas les vêtements et tu ne t'en encombres pas. Ce n'est pas pratique, trop encombrant et long, souvent cela gêne tes mouvements ou encore les ralentit. Tu n'aimes pas avoir trop d'épaisseur, si besoin tu préfères prendre ton apparence de lièvre, tes poils te tiennent bien assez chaud. Cependant, les humains n'aiment pas ta nudité qui pourtant est désireuse. Alors tu portes nemiki, hakama ou encore kimono léger avec ta fourrure aux extrémités pour être débarrassée des ennuyeux voyeurs mais dès que tu as l'occasion, tu te déshabilles et le vit mieux ainsi.

Impitoyable, lors des combats tu ne laisses pas de chance ni d'hasard. Tu tues ceux qui veulent ta peau, tu vaincs ceux qui cherchent la victoire en ta mort et tu le fais vite. Tu ne fais pas souffrir inutilement les autres, tu cherches juste à survivre comme tous et pour cela, tu dois avoir les mains couvertes de sang.

Hautaine, tu méprises une part des humains et le montres plutôt bien. Tu méprises toute vie au final. Ton air supérieur est visible, tu as forte estime de toi-même et ne le caches pas. Tu survivras jusqu'à la fin, personne ne te battra, personne ne te tuera tant que tu ne l'auras décidé. Et si les démons sont forts, au travers de ton regard ils ne sont que stupidité et perfidie.

Franche, tu ne tournes jamais autour du pot et parles directement aux autres, de ce que tu apprécies ou détestes chez eux dès la première rencontre. Tu n'as aucun tact et peux être blessante mais c'est car tu manques d'empathie que tu as du mal à éprouver des remords. Ton côté spontané peut gêner nombre de personnes car à chaque fois qu'un homme te regarde tu lui demanderas « Tu veux copuler ? » d'un air parfaitement calme alors que ta question ne veut pas forcément dire que cela t'intéresse.
Histoire


Démon lièvre, enfant de deux parents démons, sang pur. Naissance dans un terrier sur une couche de paille. Primitif, aucun contact réel avec le monde extérieur simplement entourée de terre. Kiyomi naît, une année parmi tant d'autres, une démone parmi tant d'autres. Son pelage blanc devient brun, parsemé de la terre dans laquelle elle vit. Les premiers mois se passent sous terre, le temps qu'elle grandisse et puisse survivre au monde extérieur.

Âgée de 16 mois, elle met le nez dehors, suivant ses géniteurs qui sont beaucoup plus imposants et aussi expérimentés. Elle se doit d'apprendre, rapidement ou elle mourra, c'est ce genre de monde. Elle chasse, elle s'en sort bien, le village est en panique. Les femmes qui hurlent face à cette lièvre tout juste sortie du trou. Les pauvres sont leur cible et ils dévorent tels les démons qu'ils sont avant de repartir sous les pleurs des enfants. Kiyomi, elle ne les comprend pas, encore trop jeune pour essayer de voir au delà. Elle répète le cycle jour après jour jusqu'à vider le village, là ils changent d'endroit.

Le cycle s'enchaîne. Parfois, un prêtre passe pour tenter de les détruire, cependant son père les croque sans leur laisser le temps de prononcer une formule. Les démons lièvres ne réfléchissent pas souvent, ils préfèrent manger et ne pensent qu'à cela sans rien apprendre. Pourtant, Kiyomi n'aime pas excessivement cette viande, elle est pleine d'os qui lui donnent mal au ventre. Néanmoins, simplement adolescente de 10 ans, elle n'ira rien dire à ses parents qui la regarderaient d'un drôle d'oeil.

Quinze ans, le moment de chasser seule, de tuer et manger tout ce qui la tentera. Comme les villages des pauvres humains et elle reste stoïque en écartelant, femmes et enfants n'ont de différence que la taille et elle n'a jamais réfléchi à leur existence. Non, jamais jusqu'à recevoir une pierre d'un homme qui lui criait « Monstre ! Disparaît ! ». Est-elle un monstre ? Elle ne fait que se nourrir, c'est la chaîne alimentaire qui le veut. L'homme finit décapité puis mangé. Elle n'a que faire de ce qu'il dit pourtant, cela la travaille.

Vingt ans, ses parents sont partis, l'heure des séparations ne l'a pas affectée, elle ne voyait pas de tristesse dans cela, c'était la vie qu'ils menaient, une vie de solitaires ici et là, de territoires et de survie. Et elle n'a pas l'intention de mourir, son instinct lui interdit d'y penser. Ses yeux sont rivés vers les forêts et champs qu'elle contemple d'un air reposé. Elle n'est plus obligée de chasser le matin l'après midi et le soir, c'est lorsqu'elle le désire qu'elle partira. Une certaine liberté la gagne, ses sauts peuvent l'emmener où elle le désire et elle peut goûter ce qu'elle veut. Doit-elle encore dévorer des humains ? Oui, car elle ne sait pas quoi manger d'autres et n'a pas encore la capacité de penser aussi loin. Elle se contente d'avaler, de courir et dormir. De temps en temps elle creuse des trous.

Trente ans, première blessure, première prêtresse. Kiyomi a pu s'enfuir, sauf qu'elle saigne, elle se sent faible et s'allonge au creux d'un bois. Son corps immense disparaît, c'est une silhouette humaine brouillonne, elle a encore ses oreilles, sa queue et ses griffes de lièvre. Elle voit le monde différemment et douloureusement. Sa plaie saigne, son épaule lui fait mal, la flèche s'en est détachée mais cela n'a fait qu'empirer. Elle ferme ses yeux, se laissant bercer par le vent et la nature autour, somnolant pour finalement dormir.

Son réveil se passe quelques jours plus tard, dans une petite habitation, sur ce qui semble être un lit. Elle se regarde, ses mains sont toujours là avec des griffes, ses oreilles et sa queue. Un humain est à son chevet, elle bondit en arrière. Premier contact, jamais elle n'avait discuté avec eux, jamais elle n'avait même parlé. Simplement penser était trop compliqué. C'est un conteur qu'il est, racontant des histoires, prêchant les paroles de dieux, se baladant ici et là, logé par les habitants ici et là. C'est le premier qui lui apprend quelque chose, une parole, un mot.

« Même les démons peuvent apprendre des humains ! Observe les sans les manger ce sera mieux hoho ! » « Tu... tue moi ? » « Je ne vais pas tuer une enfant ! » Avait-il répliqué, en riant. S'il savait qu'elle était déjà âgée de 32 ans, qu'elle était censée être une adulte au vue de son physique développé bien qu'encore brouillon. C'était sa première transformation. Kiyomi resta avec ce conteur quelques mois avant qu'il ne parte dans une autre région. Leur chemin se sépara ici, il l'avait rendu plus humaine par des mots dont elle ne comprenait pas le sens. C'était son changement.

Pendant seize ans, elle se familiarisa avec sa forme humaine pour ressembler aux autres. Cependant, ses longs cheveux blonds et ses yeux violets n'aidaient pas tellement. Mais c'était mieux que cela. Le second problème était la notion de pudeur qu'elle ne maîtrise pas. Les vêtements sont futiles, dérangeants alors elle n'en mettait jamais. Ce fut son erreur sûrement ? Dans les bois, un groupe de bandits l'avait accosté avec de vils intentions qui la laissaient de marbre.

« Je n'ai pas envie de copuler avec vous. » C'est ce qu'elle répliqua en prenant une mine plus blasée qu'au naturel. Cependant, les humains sont bêtes, ils ne lâchent pas si facilement prise. Ses yeux devenaient dorés, elle s'apprêtait à les dévorer mais les buissons se mirent à bouger, un homme sortit d'entre les branches et se plaça devant elle comme s'il tentait de la protéger. Si ce jour-là, le sauveur croyait être le héros, c'est le visage démoniaque de Kiyomi qui a effrayé les bandits et les a fait fuir en quelques minutes avant qu'elle ne reprenne ce visage d'humain.

« Pourquoi êtes-vous nue ? » « Je déteste... les vêtements. » « Mettez ça ! » Passablement agacé, il lui avait lancé un long tissu qu'il avait autour du cou. Même si elle n'aimait pas cela, elle noua le tissu autour de son corps avant d'être emmenée par cet inconnu. « Où va-t-on ? » « Au village. C'est dangereux ce genre d'endroit pour une femme ! ». Etrange être qui se souciait d'elle. Elle avait encore à apprendre d'eux. Et elle s'installa chez lui. Senma était un moine, il avait la tenue, il savait combattre et il aidait à la protection de ce village pour quelques temps avant de partir. Quelques mois ou années selon son envie de bouger et ses provisions. Cette cohabitation apprit beaucoup à Kiyomi qui avait réussi à s'intégrer aux hommes par hasard.

« Qu'est-ce que tu aimes manger ? » « Je ne sais pas, je mange des humains mais je n'aime pas particulièrement. » « Qu'est-ce que tu es sérieusement ? » « Un démon lièvre. » « Oui oui.. » Ne la prenant pas au sérieux, pensant qu'elle avait reçu un coup sur la tête, il lui tendit une carotte. Jamais mangé, elle se lança et encore aujourd'hui, elle se souvient que ce fut la meilleure chose qu'elle goûta. Sans os, simplement croquante et délicieuse. Alors, chaque jour elle apprenait à vivre, chaque mois elle découvrirait une activité humaine, chaque an elle se rapprochait d'eux. Pourtant, sa vraie nature était celle d'un démon. Et cela ne pouvait être changée comme l'humain à ses côtés qui vieillissait.

Dix ans après leur rencontre, elle avait un comportement plus raisonnable malgré qu'elle refusait toujours les vêtements et s'en allait quelques fois courir dans les plaines sous sa forme de lièvre. Ils avaient changé deux fois de village, ils avaient noué une relation qu'elle n'expliquait pas, à chaque fois qu'elle était nue, il l'observait, quand elle était trop près il se reculait et quand il parlait à quelqu'un, son cœur se serrait durement. Sans explications et elle ne demandait rien, elle pensait être malade mais les médecins ne lui trouvaient rien. Alors elle attendit un jour de plus pour lui demander. « Pourquoi me dévisages-tu toujours sans rien dire ? Quelque chose t'énerve ? » La question avait mis un froid dans la pièce, l'humain semblait soudain mal à l'aise et elle ne pouvait en savoir la raison qui était simple. A la place, elle compléta ; « Tu veux copuler ? » « M.. mais non ! Arrête d'utiliser ce terme en plus c'est vraiment n'importe quoi ! » Il s'était agacé, soupirant lourdement avant d'attraper ses épaules. « Quand tu t'éloignes j'ai le cœur qui se serre et quand tu es près j'me sens gêné je..- » « Moi aussi, nous sommes malades alors ? » « N... Non c'est pas une maladie c'est... » « C'est... ? » « De l'amour, je t'aime Kiyomi toi et ton nudisme permanent, toi et tes questions, ta voix et..- » Il ne put terminer sa phrase que la démone s'était emparée de ses lèvres comme il s'était emparé de son cœur.

Ce nouveau sentiment les lia dès lors dans une routine délectable. Ils étaient presque toujours ensemble quand Senma ne partait pas exorciser des démons. Parfois, elle l'accompagnait pour être sûre qu'il ne soit pas blessé. Parfois elle restait dans la maison, préparant le repas en s'améliorant comme elle le pouvait. Elle n'était pas très appréciée par les villageois qui la considéraient comme une sorcière volant le cœur des hommes pour mieux les manger. Cependant, elle ne s'en souciait pas, qu'elles pensent ce qu'elles veulent, Kiyomi n'était pas blessée, elle ne pouvait l'être.

Soixante douze ans de vie dont vingt avec cet humain. Le temps s'écoulait vite, chaque jour un peu plus et il ne la connaissait toujours pas énormément alors un soir, elle lui demanda de rentrer plus tôt. Après le repas, elle fit apparaître ses oreilles, ses yeux devenant dorés sans qu'elle ne se relâche, elle ne voulait pas détruire la maison. « Je suis un démon, tu n'as pas peur d'être mangé ? » Il avait ri en la prenant dans ses bras pour caresser ses cheveux et ses nouvelles oreilles plus voyantes. « Je le savais, tu me l'avais dit au départ. Par contre j'aimerais que tu ne me manges pas, si je dois mourir, enterre-moi dans un coin près des fleurs ! » « Ne meurs pas. » Et elle montrait son affection en se nichant contre lui. Même si son visage ne rougissait pas, ses mots prouvaient son inquiétude.

Cette idylle prospérait leur cœur, leur esprit et âme. Parfois, ils se battaient contre des démons, parfois ils trouvaient des sources d'eau pour se laver, d'autrefois encore ils dormaient à la pleine lune, bougeant au gré de leurs envies. Vingt années plus tard, ils s'étaient promis l'un à l'autre, la confiance était là, leur joie aussi. La réalité ne les a pas empêché d'être heureux, personne ne le pouvait au fond. Personne ne pouvait rien y faire. La nature et le destin les avaient réuni pour vivre paisiblement, rangeant les crocs du démon lièvre, aiguisant ceux du moine. Et si tout était parfait, l'homme vieillissait chaque fois un peu plus. Pourtant, qu'elle que soit son apparence, elle y était liée et ne s'en détacherait pas. Quarante ans qu'ils formaient un être, qu'elle le connaissait, l'aimait désormais. Il lui avait tout appris et elle se laissait bercer dans ses bras quand il lui disait, cette nuit-là. « Nous sommes à une époque où les humains ne vivent pas longtemps... » « Ne meurs pas, jamais. » Répétait-elle en l'embrassant pour chasser cette pensée, ce destin tragique.

Cependant, la réalité nous rattrape tous un jour. Dix ans de plus, cinquante ans qu'il avait et elle le double. Ce matin, elle dormait sur lui comme toujours mais il ne se réveillait pas. Alors, elle posait sa tête sur son torse, cherchant le battement de son cœur mais elle n'entendait rien. Il ne respirait pas non plus. Elle l'a appelé, elle a élevé sa voix si douce en le secouant un peu, beaucoup. Treize minutes d'angoisse, il sourit mais n'est plus là. Déjà mort. « Senma... Ne meurs pas, ne meurs pas, reviens... » Sur ses joues, ses larmes s'écoulent pour la première fois, elle pose sa main sur son visage et ne comprend pas. Elle est triste, dévastée mais pourquoi ? Parce qu'il ne vit plus ? Qu'il est partit ? Ses yeux deviennent dorés, elle grandit, trop vite et la maison se retrouve détruite quand elle pousse un cri. Qu'elle pleure en le prenant entre ses dents pour s'enfuir loin, seule. Et qu'elle attend, au milieu de nul part mais c'est fini. Rien ne pourra le changer.

Alors elle pleure, alors elle creuse un trou pour exaucer son souhait trente ans auparavant. Elle creuse, elle est sale et l'enterre comme il le voulait près d'un champ de fleurs. Puis c'est la déchéance, elle erre dans les bois, elle ne mange pas beaucoup, elle est de nouveau sale et triste. Nue, revivant le passé comme un fantôme ne trouvant pas la lumière. Elle cherche pendant quinze ans un but, une raison d'exister, quelqu'un a observé mais rien ni personne ne parvient à l'intéresser. C'est même le contraire, plongée dans sa propre décadence elle les regarde de loin. Les humains qui tuent d'autres humains, ceux qui en chassent car ils sont différents, ceux qui tuent pour le plaisir ou ceux qui violent et pillent les plus faibles.

Et elle comprend à ses cent vingt ans que le monde n'a jamais été rose, qu'elle était juste à moitié endormie dans un beau rêve. A espérer vivre une vie trop bien pour elle, une vie comme humaine et non démon. C'était une erreur, elle s'enfuit dans les montagnes pour s'isoler, se nourrissant de démons faibles, d'herbes et de végétation variées. Elle survit en n'adressant plus de mot à l'extérieur trop cruel. Elle attend, le temps passe et elle reste seule, renfermant ses sentiments dans un cocon, se battant avec les démons loups qui cherchent à la manger, rageant de ses souvenirs maintenant disparus et de son incapacité à les sauver. Elle souffre, elle est presque morte, encore une fois. Au bord de la rivière, elle attend de mourir, de passer la frontière et ferme les yeux, encore une fois.

Encore une fois, il est là. Le conteur d'histoires, au bord de la rivière il la réveille avec l'odeur du poisson. Il l'observe avec sa sagesse et elle le regarde en reniflant l'air. Son ventre gargouille, elle se redresse silencieusement pour s'asseoir et il soupire en lui tendant un vêtement en silence. « Tu as un peu grandi depuis la dernière fois. Qu'est-ce qui t'est arrivé ? » Cette fois, c'est elle qui raconte, lui qui écoute. Qui la voit encore sombrer et soupire à la fin du récit en mangeant son poisson. « Forcément, les démons ne peuvent aimer les humains, c'est se faire souffrir. Mais tu as appris maintenant il faut que tu cherches autre chose. Tu es libre alors vas où tu veux, mènes une vie. Peut-être qu'on se reverra encore ! » « Oji-san tu es immortel ? » « Peut-être bien mais sûrement plus vieux que toi ! »

Le conteur n'est pas humain mais il est bon. Et il parle bien. Alors elle l'accompagne pour développer sa philosophie de la vie. Pour porter un regard extérieur sur les choses, ne pas se blesser. Ils restent ensemble pendant trente ans qu'il la considère comme sa fille et c'est étrange car son vrai père n'a jamais été doux. Alors elle est touchée, gênée mais aussi heureuse. Et elle boit le savoir qu'il lui tend à chaque fois, elle se renforce finalement, devient moins émotive, ne pleure plus ni ne déprime pour son premier amour. Elle y pense de temps en temps, le désire encore mais sait que le temps ne reviendra pas en arrière.  

« C'est ici que nos chemins se séparent, je n'ai rien à t'apprendre de plus, vole de tes propres ailes ! » « Oui, merci. » Il est parti, sans se tourner et elle aussi. Plus affirmée, plus sereine et aussi réfléchie. Jusqu'à la fin, il ne lui aura pas donné son nom et restera le conteur au bon fond. Elle a cent soixante deux ans, de nouveau livrée à elle-même et elle redevient une chasseuse. Pas une mauvaise tueuse d'humains, elle ne les chérit pas non plus ; les dernières années lui ont montré leur cœur sombre. Elle se rattrape néanmoins en tuant les démons sur sa route, ceux qui veulent dévorer les hommes. Elle ne leur parle pas, ne les aime pas mais elle a pitié de leur faiblesse. Et de ceux qu'elle a dévoré, elle n'a pas de souvenirs mais nourrit une culpabilité d'en avoir tué tant.

Si elle s'arrête sur sa route sans fin pour aider les humains, elle n'est pas assez bonne pour tous les protéger et ne le fera pas. Les cent prochaines années seront dédiées à la recherche d'un nouveau foyer, d'un nouvel endroit où se poser, se reposer. Pas dans un village, les humains ne sont pas forcément bons, ils pourraient la tuer. Pas chez les démons, ils la mangeraient ou blesseraient dans le dos. Alors elle sera seule quelque part, un endroit rien que pour elle. Ses dents s'enfoncent dans le crâne d'un démon araignée qu'elle écrase férocement. Elle a pris sa décision. Elle a marché, elle s'est lavée dans maintes eaux, rivières et mers sans se soucier des regards qu'on lui jetait. La pudeur n'aura jamais été dans sa nature.

Finalement, elle a passé quatre vingt sept ans de recherches sans jamais se poser quelque part. Agée de deux cent quarante neuf ans, elle s'est dirigée vers les forêts de l'est pour se reposer. Les villageois piaillaient plus que d'habitude, courant avec leur fourche à la main et passant devant elle qui se reposait calmement. Ils s'exclamaient « Faites attention ! Ce démon est trop puissant, tenez-vous sur vos gardes ! » comme si cela pouvait les sauver, les pauvres humains faibles. Un son strident, elle écarquille ses yeux, devant elle, tous les hommes ont perdu la tête, tranchées par elle ne savait quoi. Instinct de survie, elle se redresse sur ses jambes, les pliant pour sauter et se suspendre à la branche de l'arbre au-dessus d'elle. Inspiration, expiration. Le tronc est coupé net, l'arbre bascule. Elle se posa rapidement sur la branche pour sauter, atterrissant sur la pelouse, roulant au sol avant de placer ses bras devant elle.

Le sang, odeur écoeurante empli ses pieds, elle baigne presque dedans. Elle n'a pas pu les aider, ils sont morts trop rapidement, en un éclair, un coup de vent. Kiyomi grimace, tant de violence, encore. Un démon. Puissant. Il sort de l'ombre, un crâne démesuré surplombe son corps de mante religieuse qui a les pattes couvertes du sang qu'elles ont fait couler. Il rigole, malfaisant et sans aucune pitié. « Laisse-toi tuer ! J'ai obtenu toute puissante avec la pierre ! » Elle soupire, blasée et totalement lasse. « De ta stupidité tu mourras. » Lance la blonde en fléchissant ses jambes pour bondir vers lui, armant son poing pour le frapper au visage, elle roule dessus, aucun effet, elle retombe plus loin. « Trop faible ! » S'amuse-t-il et elle ne peut le contredire. « Encore une fois, je ne pourrais régler cela comme un humain. » Ses yeux deviennent dorés, son visage s'allonge, elle change d'apparence, grandit dans ce pelage blanc qui la couve de pureté. Elle le surplombe de sa taille et de son regard méprisant.

Cette fois, quand elle bondit, sa gueule s'ouvre et ses dents tranchantes lui coupent une patte avec facilité. Elle fait un saut pour éviter sa faucheuse et le plaque au sol, c'est une triste scène qu'elle offre aux spectateurs. Parce qu'elle le dévore littéralement, se nourrissant de son corps et de ses entrailles jusqu'à ce que les os soient le seul reste. Et quelque chose brille en lui. Un morceau violacé qui l'attire. Elle reprend taille humaine, essuie le sang sur ses lèvres tout en attrapant le fragment qu'elle observe. « Si tu es faible aucune babiole ne pourra te rendre fort. » Les os disparaissent brusquement, elle sursaute, s'éloigne vivement sans comprendre. Cependant, ce qu'elle a dans la main est précieux. Elle coupe quelques mèches de ses longs cheveux qu'elle tresse avec ce fragment attaché à elles puis elle noue cela à son poignet. Au moins elle ne la perdra pas qu'importe ce que c'est, c'est important.

Kiyomi enterre les hommes un à un avant de quitter l'endroit pour poursuivre sa route. Solitaire endurcie, elle marche dans les bois près des montagnes d'autrefois, celles envahies de loups. L'odeur du sang est plus forte que jamais, les humains sont encore morts. Et elle est là, trop tard. Ou pas. Ses oreilles remuent, elle détourne son visage, court quelques mètres et voit une femme, ensanglantée, allongée. Ce n'est pas ce qui l'a attiré, non c'est plus subtile. Contre sa poitrine, elle protège deux êtres qui pleurent. Fascinée, elle s'avance pour voir deux enfants, deux nouveaux nés en larmes, couvert du sang de leur mère. Brusquement, cette dernière se redresse, attrape le bras de la démone, et tremblante, la regarde d'un air suppliant. C'est silencieux mais, il y a une connexion. Elle bouge lentement, poussant les bébés vers la blonde. Surprise, elle se recule mais cette main serrant son avant-bras l'en empêche. C'est un message, une demande d'une femme à une autre. Et elle soupire une dernière fois, lâchant prise en tombant, morte.

Que doit-elle faire ? Les loups sont toujours ici, pas loin sûrement prêts à sauter sur leurs proies. Les deux enfants sont un fardeau évident. Elle doit les abandonner et s'enfuir. Mais ils sont tellement jeunes, quand elle pose son index sur l'un, appuyant sur sa joue, il attrape son doigt et le dirige vers sa bouche pour le gober. C'est un électrochoc. Combien d'enfants va t-elle encore laisser mourir ? Elle les attrape, les mettant dans le même tissu pour les tenir sans les faire tomber puis elle court à chemin inverse. C'est un fardeau trop lourd à porter mais ce serait un poids encore plus solide de les abandonner. Alors, elle n'entend pas les loups qui grognent, qui lui disent de leur rendre leur nourriture, non, elle n'entend plus. Elle se concentre sur sa course, sur les rires des bébés qui sont trop insouciants et elle poursuit son chemin. Sautant sur la gueule d'un loup voulant la mordre, frappant le flanc d'un autre qui veut l'arrêter. Ce n'est pas de la peur, c'est de l'excitation, l’adrénaline qui monte et améliore ses réflexes. Elle ne peut pas perdre et elle sourit. Après quelques coups et éraflures, elle quitte le bois.

A partir de cet instant, de cette décision d'aider deux nouveaux nés, il a fallut construire, soigner, nourrir, survivre, se battre et couver, protéger et défendre. Tant de choses qui l'ont épuisé en cinq années. Agée de deux cent cinquante quatre ans, elle leur apprend à parler car les humains apprennent moins vites. Ils sont jeunes et prometteurs mais surtout entre ses pattes et personne ne les touchera. Grâce à leur maison au milieu d'une clairière sécurisée, de leur champ de carottes aménagé, ils sont en sécurité. Et c'est leur vie. A Kiyomi. Mikan et Dai.

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Dernière édition par Kiyomi le Lun 8 Jan - 15:02, édité 4 fois
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Sujet: Re: Une proie intelligente peut facilement vaincre les prédateurs aveugles. [end] | Ven 5 Jan - 17:11
bonjour j'ai fini nuooooooooh
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Une proie intelligente peut facilement vaincre les prédateurs aveugles. [end]
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