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 Naoki - [Terminée]
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Messages : 6
Date d'inscription : 11/09/2017


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Sujet: Naoki - [Terminée] | Lun 11 Sep - 14:58
Naoki
Crains la mort, crains le meurtre, car ceux qui désirent donner la mort sont aussi désirés par elle.



Informations

NOM : "J'en avais peut-être un autrefois. Dans un passé lointain dont les souvenirs en sont les seuls rescapés."

PRÉNOM : Naoki

AGE : 23 ans.

PERIODE DE FAIBLESSE /


SEXE : Masculin

GROUPE : Spiritualistes.

CATÉGORIE(s) ARME : Ou pouvoir(s).

AVATAR : Akutagawa, de Bungou Stray Dogs

Derrière l'écran

PSEUDO : Ici.
AGE : /
OU AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Bonne question, un peu au hasard.

EXPÉRIENCE RP : Ca doit faire deux ou trois ans, que je fais du rp. Par contre c'est la première fois que je tente de faire ma description du caractère à la deuxième personne, je vais bien voir ce que ça donne.
AVANCEMENT DANS INUYASHA : J'ai vu tout l'anime et le début du manga o/ J'aurais bien pris un prédéfini mais comme ça fait un moment que je l'ai vu, faut que je me remette un peu l'histoire en tête.
FRÉQUENCE DE PASSAGE : Tout dépendre de mes cours, et de mon emploi du temps, mais j'essaierais d'être relativement présente.
AVIS SUR LE FORUM : Il est tout beau ! Le contexte est original. J'aime o/
Description psychologique

Naoki... Ce prénom sonne doux à l'oreille. C'est un prénom mixte, après tout, aussi bien féminin que masculin. Peut-être t'allait-il bien à une époque. Mais aujourd'hui, tu n'es que rage. Je me souviens encore de ce petit garçon perdu, tout timide, qui se cachait derrière les jambes de sa mère. C'était toi, Naoki. Je t'assure, tu étais comme ça autrefois. Tu étais adorable. Un gentil petit garçon... Tu me manques. J'aimerais retrouver celui que tu étais autrefois, mais c'est impossible, n'est-ce-pas ? Tu étais bien trop naïf pour rester éternellement le même. A cette époque cette naïveté et cette candeur attendrissait le coeur des adultes et ils faisaient tout pour la préserver. Même moi. Même moi j'ai souhaité que tu restes toujours ainsi, que tes yeux ne s'ouvrent jamais sur l'horreur que cache ce monde.

C'était une erreur. Une grossière erreur. Car la chut n'en a été que plus cruelle. Tu es tombé de haut, de tellement haut que j'ai cru que tu ne te releverais jamais. Tu possédais la pâleur d'un mort, ce qui n'était pas du tout rassurant au vu de ta santé fragile. Tu ne t'alimentais plus, tu ne buvais plus, tu étais... Lamentable. Mais égoïste que je suis, j'aurais préféré que tu reste ainsi. Car quand tu t'es réveillé, quand tu es sorti de cet état d'abandon, tu avais cette froide détermination. Envolé, le petit Naoki sage et docile. Disparu. Ce regard si cruel... Ce regard sans pitié. J'ai compris que c'était terminé, tu ne pourrais plus faire marche arrière. J'aurais préféré que tu ne te relèves jamais et que tu te laisses mourir plutôt que de te voir changer autant. C'est horrible de dire ça, c'est tellement cruel... Mais tu me faisais peur. Et tu me fais encore peur, aujourd'hui.

Pourtant, je n'arrive pas à te quitter. Je veux rester à tes côtés. Je veux espérer, que tu reviennes un jour. Je sais que c'est inutile, que c'est un espoir vain, mais parfois, je vois cette étincelle dans ton regard. Et je me dis que tu n'es pas totalement éteint. Que tu es peut-être plus qu'un automate épris de vengeance. Tu es beau, Naoki. Terriblement beau malgré cette rage qui semble peinte sur ton visage au quotidien, et cette maigreur assez alarmante lorsqu'on la remarque derrière tes couches de vêtements. Mais personne ne le voit. Tout le monde ne voit que le monstre en toi. Je suis la seule à pouvoir découvrir cette part fragile de toi, à retrouver l'enfant en toi. Car ton visage endormi a l'air si paisible... C'est cruel que de me laisser rester à tes côtés. Car je prends alors conscience que tu as des sentiments. Autre que cette envie de vengeance.

Tu as suffisamment confiance en moi pour dormir, la tête reposée sur mes genoux. Tu t'es endormi sans prévenir, j'étais surprise. Je ne savais pas quoi faire, j'avais envie de pleurer. Tu es épuisé, ça se voit. Tu te dépenses trop. J'avance une main pour écarter quelques mèches de cheveux de ton visage. Ton front est couvert de sueur, tu gémis. Dis-moi... quel cauchemar fais-tu ? Rêves-tu encore de cette terrible nuit ? Sans doute... Mais pourquoi ne te confies-tu pas ? Cela pourrait te faire du bien, tu sais... Tu n'as pas à te retenir avec moi. Tu peux être toi-même, tu peux... Mais qui es-tu ? Oui... Je ne sais pas, je ne sais plus. Hier encore tu es rentré dans une telle rage lorsque ce bandit a posé son katana sur ma gorge. Je te vois souvent en colère. Tu es tout le temps en colère. Mais cette fois... C'était différent. Tu étais... protecteur. Possessif. Tu ne veux plus qu'on touche à ce qui t'appartient. Tu ne veux plus perdre personne.

Je te comprends. Mais sais-tu ce que j'ai pensé à ce moment-là ? "Ne suis-je donc qu'un objet, pour lui ?". Maintenant je sais que non. Tu m'as serré tellement fort dans tes bras, j'ai cru que j'allais étouffer, que tu allais me briser. Malgré ta maigreur tu as une sacrée force. On voit que tu t'entraînes. Tu aurais pu me tuer à me serrer ainsi. Mais je t'ai laissé faire. De toute façon, je n'aurais pas eu la force de te repousser. Mais surtout, je ne voulais pas te repousser. J'avais presque l'impression... Que tu me confiais une part de toi. Si tu ne peux pas utiliser les mots pour t'exprimer, les gestes sont la bonne solution. J'ai alors compris à quel point tu tenais à moi. Et j'ai presque commencé à... t'apprécier comme tu es. Pour la première fois, je me suis dit "certes, il ne pourra plus jamais redevenir l'ancien Naoki, mais il est bien comme ça, aussi." Tu n'es pas qu'un corps à qui on a arraché l'âme.

Tu es possessif, colérique. Vengeur. Ce n'est pas la solution, la vengeance. J'ai toujours cru que tu voulais te venger parce qu'on t'avais arraché à cette vie paisible. Mais quel est ton réel but ? Veux-tu venger les morts qui ont eu lieu ce jour-là, ou bien veux-tu te venger toi-même ? Ou encore... Veux-tu empêcher que ça se reproduise ? Je ne sais pas. Des fois je me demande si tu sais différencier le bien du mal. Tu es sans pitié avec ceux qui te vexent, tu es... cruel, impassible. Tu... Rien que de penser à ce que tu es capable de faire, ça me donne la nausée. Pourtant, dans ce regard gris, triste et vide, n'est-ce-pas du regret que je vois, parfois ?

Toutes ces horreurs que tu commets... Les fais-tu naturellement, ou est-ce parce que tu perds tout contrôle de toi ? Si la vie des autres t'importe peu, pourquoi m'as tu protégé ? Pourquoi me protèges-tu encore ? Pourquoi as-tu "accidentellement" laissé tomber un morceau de pain devant cette pauvre petite fille qui a tout perdu ? Cette enfant m'a rappelé l'ancien toi. Elle a voulu te rendre ta nourriture, persuadée que tu l'avais fait tombé accidentellement. Elle aurait pu le garder sans rien dire et penser d'abord à elle, mais non. Elle est comme toi autrefois, malgré ta santé fragile tu t'inquiétais d'abord pour les autres. Mais ce qui m'a le plus surpris c'est quant tu lui a jeté ce regard noir et lui a répondu "je ne veux pas de cette chose, hors de question que je le mange maintenant que la pourriture que tu es l'a touché". C'était vraiment méchant, détestable. Pourtant elle a sourit et t'as remercié. Parce qu'elle avait compris que ce n'était qu'un prétexte pour lui laisser garder ce bout de pain, sans que ta fierté en prenne un coup.

Je suis idiote. Je n'avais pas compris tout ça. Tu es quelqu'un de détestable. De détestablement adorable. Parfois, je regrette encore l'enfant que tu étais. Mais... restes comme tu es. Ne changes plus, d'accord ? Il faut peut-être que tu apprennes à maîtriser ta colère pour ne plus commettre de meutres sans réellement le "vouloir", mais... Tu n'es pas si méchant, en réalité. Tu t'enfermes juste dans une carapace de froideur pour ne plus souffrir. Mais un jour quelqu'un brisera cette carapace. Et ta gentillesse sera exposée au grand jour. Peut-être que cette personne sera moi ? J'aimerais bien. Parce que si c'est une autre personne, j'en serais jalouse. Mais qu'importe. Tant que cela arrive un jour... Et que ton fardeau s'allège enfin. Quand je pense que tu avais reçu une formation pour devenir prêtre, j'en ris. Pourtant tu aurais rempli ce rôle à merveille.

Même si aujourd'hui, tu ne fais pas forcément très bon usage de cet enseignement. A lancer des malédictions, ça te retombera dessus, un jour. Je préfère largement quand tu utilises cette "force" pour exorciser des démons. Même si je n'aime pas cette fièvre qui brûle dans tes yeux, à ce moment. Tu sembles dire "tous les démons feraient mieux de crever dans d'atroces souffrances, et encore ce serait bien trop gentil". Je te comprends. Mais je pense que ça aussi c'est un point qui devrait changer chez toi. Tous les démons ne sont pareils... Dans ces moments-là, c'est toi qui ressemble à un démon. Vivement que cette personne capable de t'ouvrir le coeur arrive... Tu en as besoin. Tu as besoin d'aide.
Histoire

Une famille aimante. Voilà comment fut élevé Naoki. Non c'était plus qu'une famille. Une famille, ça a quelque chose d'assez fermé. Une mère n'est pas l'amie de ses enfants, elle est uniquement leur mère. Alors que Naoki, sa famille regroupait le temple entier où il vivait. Le petit garçon du prêtre qui priait tous les matins au temple était aussi bien son frère que son meilleur ami. Et il en était de même pour tous les enfants des prêtres et prêtresses du temple. Ou même des étrangers que le temple acceptait de loger. Naoki était un garçon tout timide, certes, mais dès qu'il battait cette timidité, il s'attachait aux gens avec une facilité déconcertante et devenait un vrai pot de colle. Tout le monde le prenait sous son aile. Il était naïf, aimait le monde entier.

Il savait apprécier le monde à sa juste valeur. Peut-être parce qu'il avait conscience que la mort pouvait lui tomber dessus n'importe quand. Il paraissait tellement innocent, pourtant il était bien trop mature pour son âge. Il n'avait pas peur de la mort. Assis sur un banc au bord du lac, il semblait presque l'attendre avec une fatalité à fendre l'âme. Mais au contraire, il voulait vivre, ne jamais mourir, pouvoir être aux côtés de sa "famille" pendant une éternité. Mais il avait accepté le fait que tôt ou tard, ça arriverait. Et que ce serait plus tôt que tard. Alors il vivait, il profitait du temps qu'on lui accordait avant que ce soit la fin. La fin ? Non. La mort n'était qu'une renaissance. Il devait forcément y avoir quelque chose derrière. S'il ne s'était pas accroché à cette idée, il n'aurait jamais supporté l'attente. Savoir qu'on est guetté par la faucheuse à chaque seconde de sa vie n'a rien de rassurant. C'est même terrifiant. Ne pas savoir quand ça arrivera... Avoir une date précise aurait presque été mieux. Peu importe à quel point la date en question pouvait être proche, il aurait su au moins.

Mais la vie n'est pas aussi simple. Quand on apprend dès l'enfance que l'on aura une vie affreusement courte, on se fait un idée très nette de ce qu'est au juste la vie. Et de ce qu'est la mort. Pour Naoki, la vie c'était une chose complexe, où la tristesse et le malheur n'est là que pour mieux apprécié le bonheur. La haine doit céder sa place à l'amour, la tristesse au bonheur, et ainsi de suite. Quant à la mort, c'était simplement le fait de perdre la vie. Simple mais clair. Mais c'était aussi, une prolongation de la vie... On y perdait tout. Les proches, la vie, le corps. Le corps. Oui, surtout le corps. Et on était alors libre, libre comme l'air. Si Naoki n'avait pas été entouré de personnes aussi aimantes, il aurait vu la mort comme une libération. Un moyen d'enfin se débarrasser de ce corps encombrant. Et des maladies, de cette maladie. "La maladie". Il avait une santé fragile, un corps prêt à se briser au moindre choc. Il était d'une pâleur effrayante à cause de ça. Toujours enfoui sous une pile de vêtements pour ne pas attraper froid, il souriait entre deux quintes de toux. Pourtant il souffrait terriblement de ça. Il avait de terribles moments de faiblesse, où misérable comme il était, il rampait par terre, crachant du sang et tentant de stopper sa toux pour reprendre son souffle, tout en se tordant de douleur.

Un enfant ne devrait pas à avoir à vivre ça. Un adulte non plus. C'est injuste. Pourquoi était-il le seul à être né ainsi ? Il ne le savait pas, mais il l'acceptait. Au contraire, il préférait que ce soit lui qui vive ça plutôt que ses amis, ou que Yukiji. Qui était-ce ? C'était la fille d'une des prêtresses spécialisée dans l'art de la guérison. Un art que maîtrisent toutes les prêtresses, au moins un minimum, mais cette dernière était une guérisseuse très connue et renommée. Et malgré toutes ses connaissances, elle n'avait trouvé aucun remède à la maladie de Naoki. Elle avait fait venir de nombreux collègues guérisseurs, mais tous étaient rentrés bredouille. Elle avait aussi conseillé aux parents du gamin d'aller rencontrer d'autres guérisseurs, mais organiser un voyage aurait été trop risqué pour le garçon. Elle se contentait donc de lui donner des herbes qui limiteraient ses crises ou atténueraient sa douleur. Mais c'est grâce à elle qu'il rencontra Yukiji. Quand Naoki la vit pour la première fois, il avait 7 ans. Enfin, il avait déjà du l'apercevoir, mais jamais il ne s'en était approché de si près. Elle était tellement gentille et douce. Elle semblait différente des autres. Un peu trop protectrice, parfois. Le garçon n'aimait pas être protégé, il avait peut-être une santé fragile, il n'était pas différent des autres. Et quand il le lui fit savoir, plutôt que de s'en amuser et de ne pas l'écouter, elle rit, certes, mais elle tenta de faire des efforts là-dessus. Elle avait huit ans de plus que lui, pourtant, elle devint comme sa soeur, sa meilleure amie. Son premier amour, même. Mais à cet âge, on croit si facilement tomber amoureux.

Il n'hésite pas à la présenter à son compagnon de jeu, Haruki, malgré sa mère qui lui disait de ne pas trop embêter Yukiji Aussi surprenant soit-il, ces trois-là devinrent inséparables. Yukiji avait un incroyable instinct maternel et semblait ne jamais être lassée des deux garnements. Quand elle n'était pas avec sa mère à écouter ses enseignements, elle jouait avec les deux garçons. Plus le temps passait, plus Naoki ne voulait pas mourir. Il voulait rester avec Haruki et Yukiji toute sa vie. Que ça ne cesse jamais. Il ne fallait pas qu'il pense ainsi. Sinon il ne supporterait plus cette certitude qu'il allait mourir bientôt. Alors, il commença à s'éloigner de ses deux amis, inconsciemment. Il préféra sa formation de moine à ses jeux. Et plutôt que de se laisser bercer avec Haruki dans les bras de la jeune fille, il préférait se balader près du lac, le soir. Ce qui avait le don d'effrayer ses parents. Sortir par un tel froid avec sa santé si fragile, c'était la plus mauvaise idée qu'il avait eu de toute sa vie. Et on avait beau lui interdire de recommencer, il le faisait encore et encore. Pas tous les soirs, mais au moins deux à trois fois par semaine. Il était petit et mince, et quand il n'était pas pris d'une quinte de toux à lui arracher les poumons il pouvait se montrer très agile et se faufiler un peu partout. Dehors, par exemple. L'ironie dans tout ça, c'est qu'en fuguant ainsi, même si ce n'était que l'espace d'une soirée, il effrayait tout le monde. Tout le temple craignait qu'il soit pris d'une "crise", seul, dehors, et qu'il en meurt, ou bien que le froid de la nuit ne détériore que plus sa santé et rapproche l'heure de sa fin. Pourtant, ce fut ce qui le sauva.

Tout s'écroula un soir où il avait prolongé sa promenade nocturne à une heure assez tardive, allant plus loin qu'il n'était jamais allé. Il manqua même de tomber dans le lac, ce qui aurait fort facheux. Mais rien ne pouvait l'arrêter. Il était tellement triste. Il n'en pouvait plus. S'éloigner n'avait servi à rien, cette envie puissante de ne jamais quitter Haruki et Yukiji ne disparaissait pas. Et il en avait assez. Il causait tellement d'inquiétude à ses parents, il s'en voulait. Mais il avait vraiment besoin de prendre l'air. Il avait son bâton de moine à la main. Il en était très fier. Il était le seul à en avoir reçu un aussi jeune dans le temple. Il avait à peine 10 ans, après tout. Et sa mère l'appelait même "son petit prodige", grâce à ça. Mais au fond, il savait que s'il en avait un aussi jeune, c'était parce que ses parents voulaient lui offrir cette joie avant que... avant qu'il ne meurt. Certes il était très doué, il avait un don certain. Mais était-ce suffisant pour être aussi "avancé" dans sa formation ? Probablement pas. Et alors qu'il marchait là, à ruminer, culpabiliser, regretter, à entretenir les pensées les plus sombres qu'il avait pu avoir, il était loin de se douter de ce qu'il se passait au temple.

Un petit temple mais pourtant rempli de personnalités toutes plus différentes les unes que les autres. Un petit temple mais grand en bonté grâce à ces personnalités qui le constituait. Un temple qui ne méritait pas ce qui lui arriva cette nuit-là. Une attaque. Il n'y avait pourtant aucune raison que tous ces yokaïs attaquent ce temple on ne peut plus banal. Certes, il avait exorcicé plus d'un démon, mais comme tout temple. Etait-ce la pureté de l'endroit qui avait attiré ces montres, attisant l'envie de le souiller ? Peut-être... Tous les prêtres et prêtresses qui l'habitaient étaient remplis d'une rare bonté, après tout, leurs enfants compris. Naoki, compris, malgré les pensées qui commençaient à le torturer. Ou bien, était-ce juste un hasard. Ou bien ces dizaines, voir centaines, de Yokaïs passaient par là, et ils s'étaient dits "ah tiens, pourquoi ne pas faire une pause massacre dans ce joli petit temple ?". Peut-être même l'enjeu était-il plus important, inconnu de tout ce petit monde ? Peu importe, le résultat était là. Un massacre, tout simplement. Les prêtres et prêtresses étaient de bons exorcistes, mais ils avaient l'avantage du nombre.

Quand Naoki se décida à faire demi-tour pour mettre un terme à cette promenade, les démons étaient presque tous partis. Il en restait bien que quelques-uns s'amusant à détruire l'endroit, à achever les mourants ou bien à poursuivre les potentiels survivants, mais le mal était fait. Plus le jeune garçon s'approchait du temple plus il était pris de mal-être et d'un mauvais pressentiment. La crainte et l'inquiétude commençaient à l'envahir et il se précipita, se mettant à courir, ignorant la douleur qui enserrait sa poitrine. L'odeur âcre du sang emplissait ses narines. Non, non, ce n'était pas possible. Il accéléra encore le pas, un filet de sang commençant à couler le long de son menton, et des quintes de toux de plus en plus violentes secouant sa poitrine. Mais qu'importe. Il devait se dépêcher. Pour... arriver à temps. Voilà. Ce n'était pas trop tard, hein ? Ca ne pouvait pas être trop tard ! Ce... C'était impossible ! Il n'était pas trop tard, n'est-ce pas ? Les larmes coulaient sur ses joues, semblant ne jamais vouloir s'arrêter. Il refusait de croire ce que le vent lui rapportait. Une odeur de mort. Il ne pouvait pas arriver en retard. Sa "famille" ne pouvait pas mourir. C'était lui, après tout, le premier à être censé mourir. Alors... Oui impossible que cette odeur de mort soit la leur. Impossible...

Et pourtant... Il déboucha sur un véritable massacre. Et s'il était possible que son odorat se trompe, ses yeux ne mentaient pas. Les larmes cessèrent soudainement de couler, le choc et la surprise les stoppant. L'espace d'un instant, tout sembla se figer. Après ça, plus jamais on ne vit Naoki pleurer. Il en devint tout simplement incapable. Il parcourut l'endroit, pris d'une soudaine rage, envahi de fureur. Plusieurs démons ayant commis l'erreur de s'attarder tombèrent sous ses coups. Jamais il ne s'était senti aussi puissant. Aussi vivant. Mais pour quel prix ? Il tomba d'abord sur le cadavre d'Haruki. Il le fixa avec une froideur qui ne lui correspondait pas, ancrant en lui cette terrible image pour ne jamais oublier. Puis, sans même prendre la peine de le brûler ou au moins de faire un geste pour "guider" son âme, il l'écarta du pied et continua sa route. N'était-ce pas la petite fille de la prêtresse Misaki, là-bas ? Et là le frère du moine Ougai ? Toutes ses images s'incrustèrent en lui, faisant évaporer toute sa joie de vivre. Comme il avait été naïf, jusque-là... A croire que "le bonheur suivait le malheur, qui, lui, n'était là que pour apprécier ledit bonheur". Comment pourrait-il encore ressentir le bonheur après ça ? Il ne pourra pas, c'était simple. Il avait été idiot de se faire de telles idées, comme s'il avait eu, jusque-là une expérience assez longue pour se fonder un avis sur des questionnements si fondamentaux.

Il était au bord du gouffre. Et ce gouffre l'engloutit totalement lorsqu'il tomba sur Yukiji. Il s'approcha d'elle, lentement. Il regretta alors d'avoir fuit ce lien qui l'unissait à elle et Haruki. C'en fut trop pour lui. Cette froide détermination qui l'avait poussé à tenir debout malgré la "maladie" et à continuer d'avancer, tuant sans aucune pitié chaque ennemi se dressant contre lui l'abandonna aussi soudainement qu'elle était apparue. Il s'écroula devant la demoiselle, et posa sa tête contre sa poitrine. Il aurait aimé pleurait, mais il n'y arrivait pas. Il resta là, silencieux, envisageant d'attendre la mort. Après tout, il l'attendait depuis si longtemps. Et maintenant que tous étaient morts, plus rien ne le retenait. Au contraire, la mort lui semblait une double délivrance. Il perdrait ce corps bien trop faible, et ils les rejoindrait tous. Mais alors que ce désespoir l'envahissait il entendit un faible prix, très léger, à peine audible, mais il avait une bonne ouïe. Ce bruit.. ressemblait étrangement à un battement de coeur. Ses yeux s'écarquillèrent. C-ce n'était pas possible ! Mais comme pour réfuter cette pensée une faible voix articula difficilement "Na-naoki ?". Elle était en vie. Yukiji était là, bien vivante ! Il paniqua. Il ne savait pas quoi faire. Il lui demanda comment la soigner, mais c'est à peine si elle arrivait à prononcer un mot.

Puis il ferma les yeux et se rappela toutes les visites médicales auxquelles il avait eu le droit. Et aussi toutes les fois où il avait attendu Yukiji sur le pas de la porte, écoutant en même temps le savoir que lui transmettait sa mère. Il avait des connaissances. Aucune raison de paniquer. Il avait même eu des cours personnels de médecine. Il connaissait les plantes. Il reprit son calme, et encore une fois la détermination l'envahit. Mais c'était différent. Cette fois, il ne voulait pas tuer mais sauver, cette fois. Et ça fonctionna. Lentement mais sûrement, Yukiji se rétablissait. Ce n'était pas encore suffisant, mais au moins elle réussit à reprendre la parole et réfléchir calmement pour lui indiquer les soins dont elle avait besoin pour guérir plus rapidement. Puis plus tard, même à se soigner elle-même. Il y avait peut-être eu d'autres “survivants” dans le cas de Yukiji, mais Naoki était bien trop concentré sur elle, pour y penser. Lorsqu'elle fut totalement rétablie, n'ayant plus aucune trace de l'incident si ce n'est une énorme cicatrice barrant sa poitrine, Naoki tomba dans une dépression. Il l'avait sauvé, maintenant, il n'avait plus aucune raison de vivre. Il ne méritait pas de vivre après ça. Il les avait abandonné... Peut-être que s'il avait été là... Au fond de lui, il savait que ça n'aura rien changé à part le bilan de morts.. Mais il s'en voulait.

Yukiji prit soin de lui pendant tout ce temps. Elle tenta de l'empêcher de dépérir, de le ramener. Elle utilisa des milliards d'excuses. "Tes parents ne voudraient pas ça". Et alors ? Ils n'étaient pas là pour lui faire la morale, de toute façon. Mais ce qui finit par le faire bouger, ce fut "Vis pour ceux qui sont morts. Pour tes parents. Pour tes amis. Pour Haruki.". Il ne l'interpréta certainement pas de la manière dont Yukiji pensait. Mais une pensée lui traversa l'esprit à ce moment. Oui, il ne pouvait pas mourir, en effet. Pas avant de les avoir vengés. Il allait tuer tous les yokaïs. Sans exception. Même si pour ça il lui fallait devenir un monstre. Au point où il en était. Il se releva donc. Il s'entraîna jour après jour, abandonnant la première arme spirituelle qu'il s'était vu offerte par ses parents pour un sabre. Plus efficace. Plus... meurtrier. Il brûla ce qu'il restait du temple et partit. Seul, d'abord. Puis à sa grande surprise, quelques jours après son départ, Yukiji le rejoignit. Il n'osait pas imaginer ce qu'elle avait enduré pour le retrouver, et l'état dans lequel elle était. Car elle avait peur de lui, il le savait, il l'avait vu. Elle l'avait soutenu du mieux qu'elle le pouvait pendant 5 longues années, et voilà qu'il se réveillait du jour au lendemain devenant une toute autre personne. Ni le joyeux petit Naoki, mais pas non plus le Naoki au bord du gouffre qui n'était plus qu'un pantin articulé. Il ressemblait encore à un pantin, par moments, à suivre sa vengeance et uniquement ça. Mais c'est désormais sa raison de vivre.

Allez savoir comment, il réussit à vaincre sa maladie de lui-même. Enfin, pas totalement de lui-même, car sans qu'il le sache, Yukiji ajoutait d'innombrables plantes à ses repas. Peut-être était-ce un miracle ? Ou bien sans le avoir, Yukiji avait enfin trouvé un traitement ? Ce qui comptait c'est qu'il allait mieux. Il lui arrivait encore, très souvent d'avoir d'être pris de quintes de toux, mais ce n'était pas grand chose comparé à avant. Cela fait sept ans, maintenant qu'il voyage dans le but de tuer chaque démon qu'il croise. Il n'a pas une bonne réputation, un prêtre abusant de ses pouvoirs et tuant de préférence les démons non pas par des exorcistes mais par des malédictions jugées inhumaines. Bon, ça c'est quand il a le temps, mais dans le feu de l'action, il fait avec ce qu'il a. Mais ce qui lui a surtout construit cette mauvaise réputation c'est les meutres qu'il a pu commettre dans des accès de colère. Et comme il est très facile de le mettre en colère... Pour son excuse, il a tué plus de bandits ou meurtriers que d'honnêtes gens. Et il a tué encore plus de démons que d'humains. Encore heureux. Et il continue de s'entraîner, encore et encore pour pouvoir vaincre les démons les plus puissants. Et protéger Yukiji, même si ça, il ne l'avouera jamais à voix haute, préférant jouer l'insensible.
(c) fiche par rits-u sur libre graph


Dernière édition par Naoki le Jeu 14 Sep - 20:08, édité 3 fois
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Sujet: Re: Naoki - [Terminée] | Lun 11 Sep - 15:16
Rebienvenue kyuuh
Ta fiche commence bien, j'espère que tu ne feras pas comme moi : écrire l'histoire à 4 heures du matin ! Très mauvaise idée, je peux te le dire... En tout cas, bonne chance pour la suite ! Je l'attends ! nuooooooooh
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Sujet: Re: Naoki - [Terminée] | Mer 13 Sep - 16:56
HEEEEY ! Bienvenue à toi Naoki, et merci pour l'intérêt que tu portes au forum ! ♥️ waaah ( Super, un spiritualiste ! ** )
Comme le dit Inuyasha, c'est un très bon début de fiche ! Je te souhaite également bonne chance pour l'histoire ! =)
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Sujet: Re: Naoki - [Terminée] | Jeu 14 Sep - 8:27
Même si je te l'ai déjà dis sur Discord: Bienvenue ^O^/

_________________
Sango chasse en #212932
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Sujet: Re: Naoki - [Terminée] | Jeu 14 Sep - 20:08
Merci tout le monde ♥
Je pense avoir fini o/
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Sujet: Re: Naoki - [Terminée] | Sam 16 Sep - 15:22

Fiche validée !

ta note en dessous



» Longueur - 10/10
» Originalité - 12/15
    Personnages - 6/7.5
    Histoire 6/7.5

» Cohérence - 10/10
» Écriture -  13/15
    Orthographe - 4.5/5
    Grammaire - 4/5
    Style d'écriture - 4.5/5
NOTE FINALE - 45/50

Commentaires - Très bonne fiche, bravo ! Tu t'es appliquée, ce qui aboutit à une histoire et des personnages bien construits ainsi qu'à une longueur au rendez-vous. Naoki est un personnage intéressant, bien que le début du mental m'a au départ un petit peu confuse, notamment parce l'action et les faits sont plus ressortis par rapport au caractère de celui-ci. Tu écris très bien, malgré la présence pardonnable de quelques fautes comme "Ne changes plus, d'accord ?" ou "Il aurait aimé pleurait". J'approuve l'idée de faire d'un moine quelqu'un d'assez immoral en tout cas ! Voici le verdict auquel je suis arrivée :

Félicitations, tu es validé en tant qu'Ame Impure et nous avons jugé que tu incarnes le Nikushimitama (腫魂, la Haine)


Tu obtiens 1350 points d'expérience et débute au Niveau 23. Pense maintenant à créer ton arme (si magique uniquement) ou/et ton pouvoir dans la section Demande d'arme/pouvoir. Une fois ton arme/pouvoir validé(s), dirige-toi vers les instructions contenues dans le Modèle de la Fiche Technique, et transmet nous tes techniques dans la section Envoyer ses techniques. Lorsque tu les auras reçues par MP, tu pourras alors créer ta Fiche technique. Voici tes statistiques :

    PV - 72
    Attaque - 78
    Défense - 56
    Magie - 59
    Résistance - 56



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Naoki - [Terminée]
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